Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /Mai /2010 17:50

Je suis désolée j'ai oublié de distribuer les corrigés de l'interrogation de géologie au groupe A (pour le lire avant le DS de demain). Le voilà :

 

 

CORRECTION INTERROGATION GEOLOGIE

Méthodologie : Relire plusieurs fois ce qui est précisément demandé dans les énoncés, décrire le type de document donné (graphes, schémas fonctionnels ou micrographies,...). bien lire les titres et EXPLOITER ces documents (saisie de chaque donnée, à interpréter dans la foulée en faisant le lien avec ses connaissances).

Exercice n°1 :

1°) Augmentation des vitesses des ondes sismiques jusqu'à environ 50km de profondeur (= croûte continentale rigide, assez hétérogène, + dense en profondeur donc vitesse augmente). Puis très très forte augmentation de la vitesse, qui témoigne de la limite avec une couche composée de roche beaucoup plus dense (c'est le MOHO à 40km/50km de profondeur, on passe dans la péridotite + dense du manteau lithosphèrique). Vitesse forte et constante dans tout le manteau lithosphèrique rigide et homogène. Puis zone de ralentissement de la vitesse à partir de 120km de profondeur jusqu'à 250km de profondeur, cela correspond à la LVZ, on passe dans le haut + visqueux du manteau asthénosphérique, puis à 300km, les vitesses augmentent de nouveau, la péridotite redevient plus rigide plus en profondeur.

2°) Les ondes sismiques sont ralenties au niveau de la LVZ (low velocity zone), et le géotherme à ce niveau entre 150 et 250km de profondeur s'approche/frôle la courbe du solidus de la péridotite (Doc.B : là où la roche va commencer à fondre) donc une partie de la péridotite solide va presque fondre : à ce niveau la roche (solide) est bcp + visqueuse, de rigidité moindre, c'est pq les ondes sismiques sont nettement ralenties (Doc.A), alors que c'est la même roche, péridotite du manteau. C'est au niveau de cette LVZ (zone + visqueuse) que les plaques lithosphériques "glissent" et se déplacent sur l'asthénosphère.

3°) Lithosphère océanique: couverture sédimentaire et surtout des roches magmatiques basalte (volcanique), et dessous gabbro (plutonique) sur la péridotite du manteau lithosphérique. Alors que sous la couverture sédimentaire, surtout granites (plutonique) et roches métamorphiques (gneiss,...) au niveau du socle continental.

Croûte continentale bcp + épaisse (environ 30 à 50km d'épaisseur, reliefs positifs) que la croûte océanique (7km d'épaisseur (sous environ 3 à 5 km d'eau, relief négatif)).

4°) Zone d'ombre = zone de surface où n'arrive aucune onde par rapport à l'épicentre d'un séisme (environ entre 100 et 140° d'angle), car les ondes sont doublement réfractées par le noyau, (à l'entrée et à la sortie du noyau, lui-même double ext+int)), d'où elles ne ressortent qu'à + de 140° d'angle. Cela met en évidence la présence d'un noyau terrestre d'une autre composition que le manteau (et la constitution double de ce noyau).

5°) Voir Schéma du cours : À donner les 2 types de croûtes, limite avec manteau = MOHO, manteau, noyau (ext+int), et aussi Lithosphère, asthénosphère, et limite entre = LVZ.

 

Exercice n°2 :

1°) Dans le Doc.A, on observe une divergence (phénomène d'expansion océanique) entre la plaque de Somalie et la plaque australienne, au niveau de la dorsale de l'océan indien, qui se prolonge au niveau de la mer rouge (en cours d'ouverture), mais également par un phénomène de rifting nord-sud dans la région des grands lacs de l'Afrique de l'Est (on dit que la zone des Afars en Ethiopie est un point triple, intersection entre 3 frontières de plaques, ici 3 rifts). Les failles transformantes, perpendiculaire à la dorsale, témoignent de mouvements en coulissage. Il y a convergence en collision entre plaque indienne et Asie, d'où la chaîne himalayenne dans cette zone (Nord de l'Inde), et en subduction au sud-est, la plaque australienne passant sous l'Asie du Sud-Est (Indonésie).

2°)a- Il y a des mouvements en coulissage ou décrochement (dextre au nord et sénestre à l'est) : exemples la faille nord-Anatolienne (plaque turque coulisse vers l'ouest) et la faille du Jourdain à l'Est, d'où le déplacement vers le sud-ouest de la plaque, et convergence vers la plaque Afrique en subduction intra-méditerranéenne, sous la Crète.

b- L'axe de rotation peut être placé au sud, aux environs de Chypre (rotation vers le Sud-ouest).

c- Très forts risques sismiques car à proximité des failles majeures (qui peuvent rejouer en déplacement (+ de 2cm/an d'après la légende) et donner lieu à de forts séismes) : Istanbul vers la faille Nord anatolienne et la Crète à l'aplomb du plan de faille en subduction.

 

Exercice n°3 :

1°) Il y a environ 110 Millions d'années, remontée rapide vers les latitudes Nord de l'Inde, qui se rapproche ainsi du continent Euro-asiatique (le vecteur de direction de la plaque reste à peu près le même en Est/Ouest).

2°) Utilisez au mieux les graphes et documents fournis : En 120 Millions d'années, le continent indien est passé de –50° de latitude sud à +30° de latitude Nord, d'où v =80°/110= 0,73° Lat Nord / million d'années.

Ce déplacement brutal, a entraîné la collision entre les deux morceaux continentaux de l'Inde et de l'Asie, d'où formation de l'Himalaya (+ hauts sommets à l'heure actuelle, s'élèvent encore, car la collision se poursuit !!!).

 

Exercice n°4 : 1°) D'après l'échelle, où 0,8cm correspond à 3sec, sachant qu'il y a 3,1cm entre l'arrivée des premières ondes (P) et les secondes vibrations du stylet enregistrées par le sismogramme (ondes S) :

Te=Ts-Tp=d/Vs – d/Vp d'où d=Te/(1/Vs – 1/Vp)=(3,1/0,8)x3/(1/3,52 – 1/6,14)=11,6/0,1213=95km de distance pour la station 1.

2°) La station 2 se trouve à 94km et la station 3 à 66,2km. En traçant les 3 cercles de distance autour de chaque station, on trouve l'épicentre du séisme à peu près à la hauteur de Gap, mais plus à l'Est, sur la ligne de pointillés (et pas plus au sud, à l'ouest de Cannes).

 

 

Par noguet
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Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /Fév /2010 21:53

CORRECTION – PROCREATION – 1ES         (Et Rappel de l'énoncé à la fin)

 

Question n°1 :

D’abord comprendre le sujet : [Evolutions synchrones (‘en même temps’) des organes essentiels impliqués dans la procréation : cela correspond à l’évolution au cours d’un cycle de 28/30 jours chez la femme (cf.II).

-Des ovaires : avec en première partie du cycle, la phase folliculaire, l’ovulation au milieu, puis la phase du corps jaune en 2ième partie du cycle [= > essentiel car émet le gamète (l’ovule)].

-De l’utérus : avec en première partie du cycle, à la suite des règles, de nouveau la croissance de la paroi utérine, et sa différenciation (ou maturation) en dentelle utérine en 2ième partie du cycle [= > essentiel pour recevoir l’embryon (la nidation)].

-(De la glaire cervicale : avec un maillage lâche favorisant le passage des spermatozoïdes qu’au milieu du cycle => essentiel pour permettre la rencontre des gamètes en haut des trompes (la fécondation))].

Comment expliquer ces évolutions synchrones au cours du cycle ?

I - Expériences du Doc.1 : Les effets de l’ablation des ovaires (chez la rate A exp.1) montrent que les ovaires contrôlent le fonctionnement utérin et cela par le biais d’hormones ovariennes, les oestrogènes (E) et la progestérone (P) (l’exp.3 le prouve, puisque les substances circulantes dans le sang (donc ce sont bien des hormones, E et P) issues de la rate B (qui, elle, a toujours ses ovaires), permettent de rétablir le fonctionnement normal de l’utérus chez la rate A, connectée à B).

Les effets de l’ablation de l’hypophyse (exp.2) montrent de la même façon que l’hypophyse contrôle le fonctionnement ovarien, également par le biais d’hormones (FSH et LH) car dans l’exp.3, ces hormones hypophysaires issues de la rate A (qui, elle, a toujours son hypophyse), permettent d’activer les ovaires de la rate B. De la même façon, l’exp.2 montre que l’hypothalamus est également impliqué (en effet, les sécrétions pulsatiles de GnRH par l’hypothalamus, activent les sécrétions hypophysaires de FSH et LH). On peut donc dire que le CHH (le complexe hypothalamo-hypophysaire) contrôle par le biais de FSH, LH, le fonctionnement ovarien.

II – Graphes du Doc.2 : D’après les graphes du Doc.2, on peut repérer d’après le moment des règles, 2 cycles successifs non fécondants (le 1ier du 5 mars au 5 avril, le second du 5 avril au 2 mai => Pour le bac, toujours donner quelques valeurs numériques d’après les documents), suivi d’un troisième cycle, qui lui est fécondant, puisqu’on peut noter, début juin, une absence de règles chez cette femme.

- La libération d’un peu de FSH (folliculo stimulating hormon) en début de cycle (cf. graphe du haut) par le CHH, va déclencher le début de développement d’un follicule ovarien au niveau des ovaires. Comme c’est (les cellules folliculaires) le follicule qui produit et libère les E, plus ce dernier grossit, plus il y a d’E libéré. Cela correspond donc à l’augmentation d’E en 1ière partie du cycle observable sur le graphe du bas, et par conséquent, sachant l’effet + des E sur l’utérus, cela explique l’évolution synchrone de la paroi utérine, qui va, comme le follicule ovarien, elle aussi croître, en phase folliculaire (1ière partie) du cycle, et s’épaissir.

- Quelques jours avant le milieu du cycle, on observe sur le graphe du bas, un maximum d’E (pic à 260 pg/mL), et le tout début des sécrétions de progestérone (P), ce qui indique que le follicule ovarien est mûr et prêt à ovuler. E et P à ces doses agissent sur la glaire cervicale (au niveau du col de l’utérus) et entraîne un relâchement du maillage de la glaire cervicale pendant la période ovulatoire permettant le passage des spermatozoïdes. Cela est bien synchrone au pic d’E, qui entraîne, par rétrocontrôle positif sur le CHH, le pic de LH au milieu du cycle (cf. graphe du haut) activant au niveau de l’ovaire, l’éjection de l’ovule par le follicule mûr (l’ovulation). L’ovule ayant été éjecté, la rencontre des gamètes (la fécondation) en haut des trompes est possible.

- Les fortes doses de LH et FSH (pics cf. graphe du haut) libérées au milieu du cycle, activent alors également au niveau de l’ovaire, la ‘transformation du follicule ovarien en corps jaune’ (cf. le texte sous le graphe du Doc.2), d’où l’augmentation des sécrétions d’E et P dans la 2ième partie du cycle (cf. graphe du bas) par le corps jaune (avec un maximum au 22ième jour du cycle à 100pg/mL pour E, et 50 ng/mL pour P). L’évolution en corps jaune du follicule, explique donc, par les doses d’E et P libérés, la maturation synchrone de l’utérus en dentelle utérine, ce dernier est alors prêt à recevoir l’embryon (la nidation) au 22ième jour du cycle.

- Si le cycle n’est pas fécondant, le corps jaune ovarien dégénère, d’où la baisse brutale d’E et P sécrétés en toute fin de cycle, ce qui déclenche alors dans le même temps, la destruction de la paroi utérine, c’est à dire les règles, qui indiquent le début du cycle suivant.

Le troisième cycle observable de ce graphe, correspond à un début de grossesse : il y a bien eu fécondation entre l’ovule éjecté et les spermatozoïdes en haut des trompes, et l’embryon a bien nidé dans la paroi utérine de la mère.

Les changements sont les suivants : Le corps jaune est maintenu (il ne dégénère pas) sous l’action de l’HCG, hormone émise par l’embryon, et sécrète alors de grandes quantités d’E et P (fortes augmentations d’après le graphe). L’absence de chute des taux d’E et P empêche la dégradation de la paroi utérine, c'est-à-dire la survenue des règles (sinon l’embryon ‘part avec’), et au contraire, l’augmentation régulière à fortes doses des hormones ovariennes lors de la grossesse, arrête les cycles et stimule de façon continue (pendant les 9 mois de grossesse) le développement de la paroi utérine, endroit où se trouve et se développe l’embryon lui-même.

Ccl : On a donc bien vu les évolutions synchrones des ovaires et de l’utérus, au cours de la 1ière partie, du milieu, de la 2ième partie et de la fin d’un cycle non-fécondant, et les changements impliqués par une grossesse.

 

 

 

Question n°2 : Cela recoupe en partie ce qui a été vu question n°1, mais il ne fallait se focaliser que sur les mécanismes hormonaux.

Intro : Les évènements essentiels permettant la procréation chez la femme sont respectivement l’ovulation (= émission du gamète femelle (l’ovule)), la fécondation (= rencontre des spermatozoïdes avec l’ovule en haut des trompes) et la nidation (= implantation de l’embryon dans la paroi utérine). Le bon fonctionnement du système reproducteur dépend de mécanismes hormonaux, correspondant à une boucle de régulation.

Prob : Quelles sont les relations hormonales permettant ces 3 évènements essentiels à la procréation chez la femme ?

 

I Le rétrocontrôle positif permet l’ovulation

Quand le follicule ovarien est mûr (prêt à ovuler), il est le plus gros et libère donc bcp d’E : cela correspond au pic d’E vers le 12ième j du cycle. Le contrôle retour (ou rétrocontrôle du système réglé sur le système réglant) négatif qui était exercé par les ovaires sur le CHH et freinait les sécrétions de FSH et LH, s’inverse quand le taux d’E dépasse un certain seuil (seuil à 200 pg/mL). Du coup, cela active la sécrétion de FSH et LH par le CHH, et le pic de LH qui en découle au milieu du cycle, active la ‘contraction’ du follicule ovarien et donc l’ovulation. Le changement du rétrocontrôle – à un rétrocontrôle + par le pic d’E, est donc le mécanisme hormonal responsable du pic de LH et donc de l’ovulation.

 

II Les hormones ovariennes en milieu de cycle favorisent la fécondation

Le pic d’E combiné au tout début de la sécrétion de P par le follicule mûr, agit sur la glaire cervicale et entraîne un relâchement de son maillage, favorisant ainsi le passage des spermatozoïdes au niveau du col de l’utérus, qui doivent remonter jusqu’en haut des trompes pour féconder l’ovule qui vient d’y être expulsé.

 

III Les hormones ovariennes en 2ième partie de cycle favorisent la nidation

Les pics de FSH et LH au milieu du cycle activent la transformation du follicule ovarien en corps jaune en 2ième partie du cycle, qui augmente alors ses sécrétions d’E et de P combinées. E et P combinés (doses maximales au 22ième j du cycle) agissent de concert en activant la maturation de l’endomètre ou paroi utérine en dentelle utérine (vascularisation + dense et développement des glandes à mucus), ainsi l’utérus est propice à recevoir l’embryon à ce moment-là du cycle (22ième j).

 

Ccl : La régulation hormonale, qui se fait entre le CHH (système réglant) qui contrôle les sécrétions ovariennes (système réglé), et en retour par rétrocontrôles des sécrétions ovariennes (E, P) sur le CHH, permet de maintenir le taux d’E et de P aux doses adéquates au cours du cycle, qui permettent l’ovulation, le relâchement du maillage de la glaire cervicale et la maturation de l’endomètre en dentelle utérine.

 

 

ENONCE - DS - PROCREATION – 1ES

 

Question n°1 : Exploiter des documents et les mettre en relation entre eux et avec ses connaissances

Mettre en relation les analyses des différents documents fournis, pour expliquer l'évolution synchrone au cours des cycles sexuels chez la femme, des organes essentiels impliqués dans la procréation.

Expliquer les changements mis en place au début d'une grossesse.

 

Document 1 : Différentes expériences chez l'animal femelle

Expérience 1 : La Rate A pubère a été castrée (retrait des ovaires), on constate une atrophie de l’utérus (arrêt des cycles).

Expérience 2 : La Rate B pubère a été hypophysectomisée : on constate un arrêt du fonctionnement ovarien et une atrophie de l’utérus (arrêt des cycles). [Idem, si on lui détruit l’hypothalamus à la place, ou si son hypothalamus fonctionne en continue et non de façon pulsatile (par pulses)].

Expérience 3 : Après ces opérations, les 2 Rates A et B sont mises en parabiose (c’est à dire qu’elles partagent leur irrigation sanguine). Le fonctionnement normal (les cycles sexuels) est (sont) rétabli(s) chez les 2 Rates.


2010DS2 


 

 

Question n°2 : Mobiliser des connaissances

Expliquer quels sont les mécanismes hormonaux essentiels permettant l'ovulation (rappeler notamment l'importance des changements de rétrocontrôles hormonaux), et ceux mis en jeu pour permettre une éventuelle fécondation (passage des spermatozoïdes favorisé) et la nidation de l'embryon.

 

(courte intro qui définit les termes du sujet et pose le prob, plan apparent à faire en développant les différentes notions essentielles demandées, éventuels schémas pour illustrer, conclusion qui répond au problème)

Par noguet
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Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /Fév /2010 21:48

 

Partie 3 : La morphogénèse des végétaux et l'établissement du phénotype – Chap 3 : Le contrôle de la croissance et développement des végétaux

TP3 suite : caractéristiques des cellules végétales

1°) Cellules différenciées (à comparer avec cellules méristématiques) dans racines poils absorbants et cellules des vaisseaux conducteurs, dans la tige vaisseaux conducteurs, dans les feuilles cellules chlorophylliennes, cellules épidermiques et stomates. Ccl : importance des parois et vacuole (et chloroplastes).

2°) Observation du phénomène d'osmose avec l'oignon rouge (bulbe = feuilles non chlorophylliennes), dans les racines cellules différenciées des poils absorbants, dans les feuilles des stomates,... Ccl : importance de ce phénomène essentiel chez les végétaux.

3°) Analyse de la structure pariétale et mécanisme de l'élongation cellulaire.

 

 

TP4 : Structure pariétale, turgescence et contrôles de la croissance végétale

 

Problématique : Comment la croissance des végétaux peut-elle se réaliser au niveau cellulaire, connaissant la rigidité de la paroi ? Quels sont les facteurs qui contrôlent la croissance végétale et comment agissent-ils pour entraîner la croissance cellulaire ?

 

Activité 1 : l’élongation cellulaire

1°) Analyse de documents : Saisir les notions essentielles du texte et des documents p.131, et représenter sous forme de schémas la structure d’une paroi primaire, en utilisant les légendes suivantes (sachant que l’hémicellulose fait le pont entre microfibrilles et pectines, que le calcium se place au cœur des pectines, et enfin que les protéines permettent un maillage perpendiculaire au microfibrilles, ce qui permet la cohésion de l’ensemble, par des liaisons de faible énergie entre les composants) :

Microfibrilles de …………………… : Hémicellulose : Pectines :

 

 

 

Ions calcium : Protéines de structure (HRGP) : Enzymes :

 

 

 

2°) Analyses d’expériences : B p.125. Qu’est-ce qu’un protoplaste ? Expliquer pourquoi ces éléments sont placés et conservés dans une solution hypertonique (solution concentrée), et non dans de l’eau.

Analyser l’expérience suivante : Que pouvez-vous en conclure sur le phénomène d’osmose au niveau des cellules végétales à l’état naturel (in vivo) ?

 

Répondre en une phrase à la première question de la problématique.

 

Activité 2 : Contrôles de la croissance végétale

1°) Protocole expérimental : Mettre en place deux séries différentes de cultures de coléoptiles de blé (= protections autour des futures feuilles) sur coton dans des petites boîtes de pétri. Utilisez les instruments fournis, notamment les loupes.

Série 1 : lumière isotrope ;

Culture 1 : expérience-témoin, Culture 2 : coléoptiles avec solution d’auxine, Culture 3 : apex du coléoptile décapité + rajout de gélose, Culture 4 : apex du coléoptile décapité + rajout de gélose avec auxine.

Série 2 : lumière orientée sauf pour la Culture 4’ :

Culture 1’ : expérience-témoin, Culture 2’ : apex du coléoptile décapité (à l’aide d’une lame de rasoir), Culture 3’ : apex du coléoptile encapuchonné (très petit fragment de papier aluminium), Culture 4’ : apex du coléoptile décapité + rajout de gélose avec auxine sur un des côtés de l’apex. Les résultats seront observés à la séance suivante.

2°) Donnez les résultats attendus de vos expériences du 1°) (Vous pouvez vous aidez des résultats des documents p.133 (cf.p.126 à 129).

Proposez une conclusion pour chacune de ces expériences, en rapport avec le contrôle de la croissance végétale.

3°) Analysez les expériences et observations suivantes pour conclure sur les interactions entre différents facteurs, qui contrôlent la croissance végétale.

Exp 1 : Le traitement de cellules en croissance par l’auxine, produit une chute du pH du milieu extracellulaire. Exp 2 : L’élongation en mm d’un coléoptile dans un milieu acide (pH = 4,5) est beaucoup plus importante que celle dans un milieu neutre (pH = 6,8).

Exp 3 : Sous l’effet d’une source lumineuse orientée, on observe des proportions de 70% et 30% d’auxine dans le côté de l’apex respectivement non-exposé, et exposé (alors que si lumière isotrope : 50% et 50%).

Exp 4 : On utilise de l’auxine marquée radioactivement, la quantité totale de radioactivité reste la même, mais le côté exposé est moins radioactif et le côté sous-exposé, l’est plus.

-CCL du TP4-

Par noguet
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Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /Fév /2010 21:43

DM 101L pour la rentrée de mars.

 

DM - 1L : ALIMENTATION ET ENVIRONNEMENT

I SVT (saisir des informations, les utiliser, les mettre en relation avec les connaissances)

1°) Exploiter toutes les informations tirées de l'analyse de l'étiquette alimentaire présentée dans le document 1, qui permettent de déterminer les caractéristiques générales de la composition des aliments.

 

alimDM

 

2°) À quoi correspondent les valeurs énergétiques fournies ?

3°) À quoi correspond la distinction entre glucides et sucres dans l'expression :"glucides (dont sucres)" et la distinction entre lipides et acides gras saturés dans l'expression :"lipides (dont acides gras saturés)" ?

4°) À quoi correspond la mention AJR dans cet exemple ? Cette mention s'applique à quel élément et pourquoi ? Justifier votre réponse.

5°) Chacun de ces deux aliments possèdent-ils des additifs alimentaires ? Justifier votre réponse.

6°) Quels sont les deux éléments présents respectivement en plus grande quantité dans les deux aliments présentés ? En déduire le type d'apports qui peuvent être bénéfiques dans la consommation de ces aliments.

Quelles pourraient être les conséquences d'après vous, d'une consommation importante et régulière de ces aliments, par exemple à chacun des 3 (ou 4) repas de la journée ?

7°) a- Calculer la valeur énergétique d'un litre de lait, sachant qu'1g de glucide fournit 17kJ, comme 1g de protide, et qu'1g de lipide fournit 38kJ.

Document 2 : Composition d'un litre de lait frais entier

eau : 887g; protides (caséine) : 32g; glucides (lactose) : 48g; lipides : 30g; sels minéraux indispensables : 3g; vitamines C, B1, B2, B6, PP, A, E, D : 0,02g.

b- Quelle part des besoins énergétiques quotidiens moyens cela représente-t-il pour un homme adulte (avec pour 70 kg 13400kJ/jour conseillés) ? Comparer les apports du lait frais par rapport aux deux aliments précédents vus document 1.

 

 

II SVT (saisir des informations et restituer des connaissances)

1°) Après avoir rappelé ce qu'est l'appétence alimentaire, retrouver, à partir de la saisie des informations dans le texte du document 2, quelles sont les caractéristiques sensorielles qui participent à l'appétence alimentaire.

2°) En s'appuyant sur l'exemple du document 2 et en précisant la part d'inné et la part d'acquis, dire de quoi dépend notre appétence pour un aliment.

Quelles seraient d'après vous les applications que pourrait en faire l'industrie alimentaire ?

3°) Comment expliquer chez certains individus d'une même famille, l'absence totale de perception de la saveur acide ?

4°) Comment expliquer les différences individuelles constatées, en ce qui concerne l'appétence pour un aliment ?

Document 3 : L'appétence alimentaire chez l'enfant «À sa naissance, parsemées dans la bouche, bébé dispose de toutes les papilles. Il peut déjà distinguer les différentes saveurs sucrées, salées, acides, amères... Ainsi, durant les premiers mois de sa vie, riche de ses expériences, bébé commence déjà à remplir les cases de sa mémoire gustative. [...]

Il observe avec méfiance et curiosité tout nouvel aliment. Cette étape est déterminante pour la suite des événements. Il peut rejeter l'aliment sans avoir la moindre idée de son goût ou bien accepter d'aller plus loin.

Qui n'a jamais humé l'odeur existante d'un gâteau à la sortie du four et a su résister à cet appel gourmand ? L'odorat joue un rôle fondamental dans la perception du goût. Privés de celui-ci à l'occasion d'un rhume, n'avons-nous pas la sensation de ne plus percevoir la saveur d'un aliment ? Pour que le cerveau puisse identifier un goût, il doit mixer les infor­mations relatives à l'odeur de l'aliment et celles relatives à sa saveur.

Les petites mains participent, elles aussi, à la perception du goût. L'enfant découvre la friabilité, la rugosité, la mollesse mais aussi la température de l'aliment. Il suffit d'un contact désagréable avec l'aliment parce qu'il est « trop mou » ou « trop chaud » pour qu'il soit refusé.

Nos oreilles participent, elles aussi, à la perception du goût : il suffit d'écouter des céréales crépiter d'aise dans un bol de lait pour s'en convaincre. Bébé se trémousse d'aise et d'impatience à l'écoute de la préparation de son biberon; le jeune enfant accourt s'il entend le froissement d'un papier de bonbon...» Odile RENAUDIN, nutritionniste (http://www.enfance.com/dossier/nutrition/nutri-16.htm

DEVOIR 1L
Par noguet
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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /Jan /2010 16:35

 

La construction d'une plante



Table des matières

1 La diversité morphologique des végétaux
 1.1 Des ports différents pour un même espèce
 1.2 Des morphologies semblables chez des végétaux d'espèces différentes
 1.3 L'action des facteurs externes
  1.3.1 La lumière
  1.3.2 Le sol
  1.3.3 Le vent, la pluie et la neige
  1.3.4 L'homme
2 La croissance d'une plante
 2.1 Le développement du réseau racinaire
 2.2 L'édification des parties aériennes
 2.3 Croissance en épaisseur
3 Le fonctionnement des zones de croissance
 3.1 La croissance en longueur des racines : le méristème racinaire
 3.2 Le fonctionnement des bourgeons

 

 

 


La construction d'une plante



organ-plverte


FIG. 1: L'organisation d'une plante verte.

Les plantes ont une croissance indéfinie, c'est à dire que durant toute leur vie, des organes se forment : les racines, les tiges ou les troncs, les branches (rameaux), les feuilles (et les fleurs). On appelle morphogénèse cette croissance et cette mise en place progressive des organes.

Comment la croissance indéfinie est-elle possible? Grâce à quel dispositif?

Quels sont les facteurs déterminant la morphogénèse d'un végétal?

Nous verrons dans un premier temps les différents ports chez les végétaux et les facteurs déterminant la morphogénèse, puis nous nous pencherons sur la croissance des plantes, et nous terminerons par l'étude du fonctionnement des zones de croissance.

1 La diversité morphologique des végétaux

1.1 Des ports différents pour un même espèce

Le port d'un végétal est définit par la disposition relative de ses différents organes (La disposition des rameaux sur un arbre est souvent caractéristique de son espèce). D'autre part, la forme des feuilles permet aussi de distinguer les espèces entre elles 1 .

L'analyse de l'ADN des végétaux et des descendances permet d'affirmer que les caractéristiques morphologiques d'un végétal sont contrôlés par les gènes. La morphogénèse est contrôlée génétiquement.

Cependant, des différences morphologiques importantes peuvent apparaître pour des végétaux de la même espèce. Ainsi, la plupart des arbres n'ont pas la même morphologie selon qu'ils sont isolé ou en futaie. Le fût (partie du tronc situé entre le sol et la première branche) est beaucoup plus court lorsque l'arbre est isolé, que lorsqu'il est en futaie (Doc. 1 p.74) (ceci est notamment dû au fait qu'il doit rechercher la lumière plus haut, car il entre en compétition pour ce facteur avec les arbres qui sont autour). Aussi, si un arbre se développe dans une région avec un fort vent dominant, il aura un port “en drapeau” (Doc. 4 p.75).

 



De même, les plantes herbacées auront en altitude une tige plus courte, et des feuilles moins développées, souvent organisées en rosettes à la base de la tige. Si la descendance d'une plante (le pissenlit, par exemple, Doc. 2 p.74) qui s'est développée en altitude (qui y aura donc une tige et des feuilles peu développées), est plantée dans une plaine, retrouvera une morphologie de plaine : une tige et des feuilles plus développées. Ceci est une preuve de l'accomodation des plantes (accomodation = apparition d'une morphologie nouvelle lorsqu'une plante est placée dans un milieu différent de son milieu d'origine). Comme la morphologie initiale réapparait si la descendance est replacée dans son milieu d'origine, la nouvelle morphologie n'est pas transmise à la descendance, donc n'est pas contrôlée génétiquement : la morphogénèse est aussi contrôlée par les facteurs environnementaux.

Certaines 'accomodations', sont transmises de façon irréversible à la descendance, , plus exactement certains caractères morphologiques sont transmis à la descendance : on parle alors d'adaptation, c'est le début de la formation d'une nouvelle espèce.

1.2 Des morphologies semblables chez des végétaux d'espèces différentes

Dans un même milieu, des plantes d'espèces différentes peuvent présenter des caractéristiques morphologiques très semblables. Ce phénomène est appelé la convergence et est une réponse des végétaux à leur environnement, ce qui permet leur survie.

En région aride (où les plantes ont donc du mal à s'approvisionner en eau), par exemple, les plantes sont souvent succulentes : leur tige est épaisse et gorgée d'eau, et les feuilles sont réduites à des épines, ce qui limite la perte d'eau par évaporation(évapo-transpiration) : l'eau s'évapore par des 'ouvertures' en forme de bouche, les stomates qui sont essentiellement disposés des feuilles (dans l'épiderme)).

 

epiceas

 


FIG. 2: Les différentes morphologies de différentes espèces d'épicéas.

1.3 L'action des facteurs externes

1.3.1 La lumière

La lumière exerce un effet sur les végétaux : une plante insuffisamment éclairée aura une tige très allongée et le développement des feuilles sera inhibé. Un éclairement inégal du végétal se traduit par une dissymétrie : la plante se courbe vers la lumière (la croissance est plus importante du côté non exposé), et les feuilles sont plus développées du côté exposé (phénomène visible en lisière de forêt.

1.3.2 Le sol

Le sol et la disponibilité en ressources nutritives sont aussi des facteurs influant sur la morphogénèse.

1.3.3 Le vent, la pluie et la neige

Le vent intervient également dans la morphogénèse végétale : les branches les plus développées sont du côté opposé au vent. La pluie et la neige ont aussi une action (voir exemple vu en classe : les épicéas se développant en altitude ont une forme columnaire, empêchant l'accumulation de neige sur les branches, dont le poids peut faire casser les branches; alors que les épicéas de plaine ont une forme pyramidale. Attention, il s'agit là de deux espèces différentes, donc pas d'une accomodation.)

1.3.4 L'homme

Enfin, l'homme, et notamment lors de la taille des plantes, influe beaucoup sur la morphologie des végétaux.



2 La croissance d'une plante

La graine contient un embryon qui possède déjà des organes, de très petites tailles, mais formés : une tige (appelée tigelle), des feuilles, une racine (appelée radicule). Nous allons voir comment se fait la croissance de la plante à partir de ces organes miniatures.

2.1 Le développement du réseau racinaire

Lors de la germination, la croissance de la radicule formera la racine principale, qui s'allongera à partir de son extrémité et s'enfoncera dans le sol. Cette racine principale se ramifiera latéralement au cours du développement de la plante : elle formera des racines secondaires. Ces racines secondaires pourront elles-mêmes se ramifier. L'ensemble constituera le système racinaire de la plante qui aura pour rôle principal de puiser dans le sol les éléments nutritifs nécessaires au bon développement de la plante. La morphologie de l'appareil racinaire dépend d'une part du génotype de la plante, mais aussi des conditions de l'environnement, et notamment des propriétés du sol (finesse des grains, porosité, perméabilité, humidité...).

2.2 L'édification des parties aériennes

En plus des organes présentés plus haut, l'embryon possède une ébauche de bourgeon terminal ou apical (apex = extrémité) à l'extrémité de la tigelle. C'est ce bourgeon apical qui donnera naissance aux futurs nouveaux organes aériens de la plante (tige, rameaux et feuilles).

Une tige est formée d'une succession de noeuds (points d'insertion des feuilles) et d'entre-noeuds (entre les noeuds, partie sans insertion de feuilles). A l'aisselle de chaque feuille existe un bourgeon axillaire (axilla = aisselle). Les bourgeons axillaires formeront les rameaux (branches). Sous nos climats, les feuilles des arbres ont une durée de vie limitée.

Note : le plus souvent les feuilles des arbres tombent chaque année, elles sont caduques (cadere = tomber), on dit aussi que le feuillage est caduc, et que les arbres sont caducifoliés (hêtre, chène, érable...). D'autres arbres ont des feuilles pérennes ou persistantes, on dit qu'ils sont à feuillages persistants, ou qu'ils sont sempervirent (semper = toujours, virens = vert) : le houx, le buis...

Les bourgeons, eux, ont une activité discontinue, mais sont des structures permanentes. En hiver, période pendant laquelle ils sont en vie ralentie, ils sont déshydratés pour se protégé du gel sont protégés par des écailles protectrices qui sont épaisses et qui sécrète un mucus qui les rends parfaitement imperméable (pas d'échange d'air ni d'eau avec l'extérieur). Au printemps, les bourgeons éclosent et développent de nouveaux rameaux et feuilles. L'architecture de la partie aérienne de la plante dépend donc du fonctionnement des bourgeons.

2.3 Croissance en épaisseur

La croissance en longueur et la ramification de la plante va de pair avec la croissance en épaisseur, qui fait intervenir des structures (méristèmes secondaires) dont l'étude n'est pas au programme de première S.

3 Le fonctionnement des zones de croissance

3.1 La croissance en longueur des racines : le méristème racinaire

Des expériences de marquages sur la racine et de mesure (tracés à l'encre de chine à des distances égales les unes des autres, puis mesure après quelques semaines de développement), montrent que la zone de croissance de la racine a lieu à quelques millimètres voire quelques centimètres de l'extrémité de la racine (apex racinaire). A chaque extrémité de racine (principale ou secondaire) se trouvent une telle zone de croissance. Cette croissance en longueur fait intervenir deux phénomènes : La division cellulaire ou mitose qui produit de nouvelles cellules, et l'élongation de ces cellules.

Les divisions cellulaires sont localisées dans une masse cellulaire située elle-même à l'extrémité de la racine, sous la coiffe2  : le méristème, ici méristème racinaire. Il est constitué de cellules méristématiques dont les caractéristiques sont les suivantes :

  • Cellule indifférenciée

  • Se divise très activement

  • Totipotente : elle peut former tout type cellulaire.

  • Pas de méats : les cellules sont jointives

  • Rapport nucléoplasmique élevé : voisin de 1 (= gros noyaux)

  • Riche en ribosomes

  • Nombreuses petites vacuoles

  • Organites peu différenciés

Le méristème est donc le siège de nombreuses mitoses, et produit :

  • des cellules qui vont arrêter de se diviser et commencer à se différencier, elles participeront à la structuration de la racine;

  • des cellules qui restent indifférenciées dans le méristème et continuent de se diviser.

meristemerac

 


FIG. 3: La zonation à l'extrémité des racines.

Le méristème constitue donc la zone de division cellulaire. A quelques millimètres du méristème commence la zone d'élongation cellulaire, où les cellules ne se divisent plus, mais s'allongent et construisent une paroi pecto-cellulosique épaisse et rigide. Le mécanisme d'élongation sera étudié plus tard (dans le chapitre Croissance cellulaire).

 

Et un peu plus loin de l'apex racinaire, après la zone d'élongation commence la zone de différenciation cellulaire. Certaines cellules, situées en périphérie de la racine, se différencient en poils absorbants, qui seront spécialisés dans l'absorption de l'eau et des sels minéraux du sol. D'autres, situées plus au centre, se différencient en tissus conducteurs de sève (conducteur de sève élaborée : phloème, cellules vivantes, même si elles ont perdu leurs noyaux, et une paroi riche en cellulose ; conducteur de sève brute : xylème, constitué de cellules dépourvues de cytoplasme, donc mortes, et dont la paroi est riche en lignine). D'autres encore se spécialisent dans l'accumulation de réserves (et forment des tubercules racinaires ex. : manioc).

Dans cette zone de différenciation, certaines cellules peuvent se dédifférencier, et redevenir embryonnaire, et ainsi redonner un nouveau méristème, ce nouveau méristème percera les tissus et fera saillie à l'extérieur et s'allonge pour former une racine secondaire et le méristème restera à l'extrémité de celle-ci.

3.2 Le fonctionnement des bourgeons

Les bourgeons sont situés à l'extrémité des tiges ou des rameaux (bourgeons apicaux), et à l'aisselle des feuilles (bourgeons axillaires). Chez les espèces pérennes (qui vivent plusieurs années), les bourgeons sont protégés par des écailles. Chaque bourgeon contient (Doc 3 p. 77) :

  • un méristème apical à l'extrémité;

  • des ébauches foliaires qui recouvrent le méristème, les plus jeunes feuilles sont les plus proches de celui-ci;

  • un massif de cellules méristématiques à l'aisselle de chaque ébauche foliaire, qui donneront les futurs bourgeons axillaires.

bourgeon
FIG. 4: Schéma d'organisation d'un bourgeon de plante à feuilles à disposition alterne.

Note : Le schéma réalisé en classe est plus complet, et est valable pour les bourgeons de plante à feuilles à disposition opposée décussée De la même façon qu'à l'apex racinaire, le méristème apical donne naissance à des cellules petites, qui s'allongeront, puis se différencieront. certaines donneront les cellules chlorophylliennes des feuilles, d'autre donneront des cellules des tissus conducteurs de la feuille, d'autres des tissus conducteurs de la tige, etc.

Un bourgeon contient un rameau miniature : il contient un méristème, une tige, des feuilles et des ébauches de bourgeons axillaires. L'éclosion du bourgeon consiste en une élongation des entre-noeuds et le développement des ébauches foliaires.

Comment se fait la mitose?
Quels sont les mécanismes de l'élongation cellulaire?



 

Par noguet
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