Je suis désolée j'ai oublié de distribuer les corrigés de l'interrogation de géologie au groupe A (pour le lire avant le DS de demain). Le voilà :
CORRECTION INTERROGATION GEOLOGIE
Méthodologie : Relire plusieurs fois ce qui est précisément demandé dans les énoncés, décrire le type de document donné (graphes, schémas fonctionnels ou micrographies,...). bien lire les titres et EXPLOITER ces documents (saisie de chaque donnée, à interpréter dans la foulée en faisant le lien avec ses connaissances).
Exercice n°1 :
1°) Augmentation des vitesses des ondes sismiques jusqu'à environ 50km de profondeur (= croûte continentale rigide, assez hétérogène, + dense en profondeur donc vitesse augmente). Puis très très forte augmentation de la vitesse, qui témoigne de la limite avec une couche composée de roche beaucoup plus dense (c'est le MOHO à 40km/50km de profondeur, on passe dans la péridotite + dense du manteau lithosphèrique). Vitesse forte et constante dans tout le manteau lithosphèrique rigide et homogène. Puis zone de ralentissement de la vitesse à partir de 120km de profondeur jusqu'à 250km de profondeur, cela correspond à la LVZ, on passe dans le haut + visqueux du manteau asthénosphérique, puis à 300km, les vitesses augmentent de nouveau, la péridotite redevient plus rigide plus en profondeur.
2°) Les ondes sismiques sont ralenties au niveau de la LVZ (low velocity zone), et le géotherme à ce niveau entre 150 et 250km de profondeur s'approche/frôle la courbe du solidus de la péridotite (Doc.B : là où la roche va commencer à fondre) donc une partie de la péridotite solide va presque fondre : à ce niveau la roche (solide) est bcp + visqueuse, de rigidité moindre, c'est pq les ondes sismiques sont nettement ralenties (Doc.A), alors que c'est la même roche, péridotite du manteau. C'est au niveau de cette LVZ (zone + visqueuse) que les plaques lithosphériques "glissent" et se déplacent sur l'asthénosphère.
3°) Lithosphère océanique: couverture sédimentaire et surtout des roches magmatiques basalte (volcanique), et dessous gabbro (plutonique) sur la péridotite du manteau lithosphérique. Alors que sous la couverture sédimentaire, surtout granites (plutonique) et roches métamorphiques (gneiss,...) au niveau du socle continental.
Croûte continentale bcp + épaisse (environ 30 à 50km d'épaisseur, reliefs positifs) que la croûte océanique (7km d'épaisseur (sous environ 3 à 5 km d'eau, relief négatif)).
4°) Zone d'ombre = zone de surface où n'arrive aucune onde par rapport à l'épicentre d'un séisme (environ entre 100 et 140° d'angle), car les ondes sont doublement réfractées par le noyau, (à l'entrée et à la sortie du noyau, lui-même double ext+int)), d'où elles ne ressortent qu'à + de 140° d'angle. Cela met en évidence la présence d'un noyau terrestre d'une autre composition que le manteau (et la constitution double de ce noyau).
5°) Voir Schéma du cours : À donner les 2 types de croûtes, limite avec manteau = MOHO, manteau, noyau (ext+int), et aussi Lithosphère, asthénosphère, et limite entre = LVZ.
Exercice n°2 :
1°) Dans le Doc.A, on observe une divergence (phénomène d'expansion océanique) entre la plaque de Somalie et la plaque australienne, au niveau de la dorsale de l'océan indien, qui se prolonge au niveau de la mer rouge (en cours d'ouverture), mais également par un phénomène de rifting nord-sud dans la région des grands lacs de l'Afrique de l'Est (on dit que la zone des Afars en Ethiopie est un point triple, intersection entre 3 frontières de plaques, ici 3 rifts). Les failles transformantes, perpendiculaire à la dorsale, témoignent de mouvements en coulissage. Il y a convergence en collision entre plaque indienne et Asie, d'où la chaîne himalayenne dans cette zone (Nord de l'Inde), et en subduction au sud-est, la plaque australienne passant sous l'Asie du Sud-Est (Indonésie).
2°)a- Il y a des mouvements en coulissage ou décrochement (dextre au nord et sénestre à l'est) : exemples la faille nord-Anatolienne (plaque turque coulisse vers l'ouest) et la faille du Jourdain à l'Est, d'où le déplacement vers le sud-ouest de la plaque, et convergence vers la plaque Afrique en subduction intra-méditerranéenne, sous la Crète.
b- L'axe de rotation peut être placé au sud, aux environs de Chypre (rotation vers le Sud-ouest).
c- Très forts risques sismiques car à proximité des failles majeures (qui peuvent rejouer en déplacement (+ de 2cm/an d'après la légende) et donner lieu à de forts séismes) : Istanbul vers la faille Nord anatolienne et la Crète à l'aplomb du plan de faille en subduction.
Exercice n°3 :
1°) Il y a environ 110 Millions d'années, remontée rapide vers les latitudes Nord de l'Inde, qui se rapproche ainsi du continent Euro-asiatique (le vecteur de direction de la plaque reste à peu près le même en Est/Ouest).
2°) Utilisez au mieux les graphes et documents fournis : En 120 Millions d'années, le continent indien est passé de –50° de latitude sud à +30° de latitude Nord, d'où v =80°/110= 0,73° Lat Nord / million d'années.
Ce déplacement brutal, a entraîné la collision entre les deux morceaux continentaux de l'Inde et de l'Asie, d'où formation de l'Himalaya (+ hauts sommets à l'heure actuelle, s'élèvent encore, car la collision se poursuit !!!).
Exercice n°4 : 1°) D'après l'échelle, où 0,8cm correspond à 3sec, sachant qu'il y a 3,1cm entre l'arrivée des premières ondes (P) et les secondes vibrations du stylet enregistrées par le sismogramme (ondes S) :
Te=Ts-Tp=d/Vs – d/Vp d'où d=Te/(1/Vs – 1/Vp)=(3,1/0,8)x3/(1/3,52 – 1/6,14)=11,6/0,1213=95km de distance pour la station 1.
2°) La station 2 se trouve à 94km et la station 3 à 66,2km. En traçant les 3 cercles de distance autour de chaque station, on trouve l'épicentre du séisme à peu près à la hauteur de Gap, mais plus à l'Est, sur la ligne de pointillés (et pas plus au sud, à l'ouest de Cannes).